DISORDER est une série limitée de pièces uniques, réalisés par l’artiste visuel Constant Fazilleau.

Entre déconstruction et reconstruction cette série révèle la photographie à travers différentes techniques de collage et d’assemblage. Les jeux de textures et de volumes, font bondir hors du cadre des images aux allures de couverture d’album.

Fortement inspiré par l’univers rock de la fin des années 70 aux années 80, les références vintage sont omniprésentes. La série à été conçu comme un album avec treize œuvres pour treize chansons. Un titre célèbre pour chacune d’entre elle comme un hommage à une période révolue.

“Le noir et blanc est apparu comme une évidence pour ce projet, même si la couleur dominait les années 80, il s’agissait plus de l’émotion qu’il m’apportait et de marquer avec plus de netteté la distance temporelle. Je me suis aussi demandé quelles seraient pour moi les couleurs les plus représentatives de l’univers rock en dehors du noir et blanc ; le rouge et le kaki sont venus assez naturellement. C’est pour cette raison que l’exposition débute et se termine respectivement par ces touches de couleurs.”

Mais c’est également le support d’impression et ce papier jaunissant qui nous porte un peu plus loin dans cette idée. Où encore le choix des modèles qui parfois rappellent Billy Idol ou Mick Jagger à leur plus jeune âge. C’est le personnage en tant que figure rock qui est représenté dans une illustration minimaliste et contemporaine dont les volumes en sont l’expression.

“L’important pour moi était de pouvoir donner la parole à ces personnages et leur offrir le moyen de s’exprimer dans leur colère, leur doutes, leur amour à travers différents supports ou techniques permettent d’amplifier l’histoire de ces photos. L’expression de “rentrer dans la case” raisonnait dans ma tête à l’inverse de l’esprit rock, et le fait de devoir enfermer chaque œuvre dans un espace délimité était incohérent. C’est comme ça que les volumes sont devenus une priorité, notamment pour les photographies seules qui cherchent à sortir de leur cadre, à échapper à un conformisme avec un système de double vitrage dans un cadre vitrine. La photographie parait voler. À l’inverse, le portrait très sombre par exemple, joue avec l’éclairage et la profondeur du cadre comme pour disparaitre dans son inconfort.”

L’image de destruction que peut évoquer le rock’n’roll est largement représentée, mais celle-ci toujours dans l’espoir de reconstruction. Divers matériaux sont exposés, comme une proposition d’assemblage à deux éléments séparés. Un chemin vers l’affirmation de soi et d’une jeunesse criante de liberté.