Boycott Magazine Issue 03

 

Josh Quinton wears all Saint Laurent by Hedi Slimane
Photography Kiki Xue at Atomo Management
Stylist Simon Pylyser
Creative director Nataniel N.M.Robert
Interview Cyrille Xavier

 

boycott-magazine-6Ce jeune kiwi, originaire de Nouvelle-Zélande, se décrit comme un sale type coloé, adepte des fêtes privées de la planète mode. Devenu icône Made in London, mais aussi DJ promoteur avec son partner in crime, Andy Brandin, qui composent ensemble le duo psycho psychédélique DiscoSmack

Décris nous ton enfance. Mon père était responsable d’une église spiritualiste. Il m’a enseigné à diffuser de la bonne énergie, ce qui permet d’en recevoir en retour… J’ai tendance à vivre selon cette règle. Il a pratiqué la guérison, la méditation et le Reiki (méthode de soins japonaise fondée sur des soins énergétiques avec appositions des mains) m’ont toutes laissé une empreinte durable. Il m’a aussi transmis son obsession des étoiles et de l’univers, des aliens, du paranormal… Une fois, nous avons roulé jusqu’à un agroglyphe, cercle de culture géant représentant des formes géométriques dans un champ de céréales. Nous sommes allés en son centre pour nous imprégner de toute son énergie. À 18 ans, j’ai déménagé à Londres pour étudier le cinéma et sa théorie, qui est toujours quelque chose qui me passionne, même si je m’en suis quelque peu détourné pour l’instant.

Quelles étaient vos premières inspirations ?
Le pantomime, le cirque, à peu près tout ce qui était “OTT” (Over The Top) et le ridicule me plaisait. J’ai été obsédé par les années 70 et les films d’épouvante des années 80 (David Cronenberg – John Carpenter, Tobe Hooper…). J’ai collectionné et caché leurs DVD dans un tiroir secret ; ma mère ne l’a jamais su. J’adorais vraiment les clowns, les sorcières, les monstres et me déguisais constamment. Je possédais un million de chapeaux différents. À neuf ans, j’étais totalement fan d’ABBA et d’ABBA seulement. Je collectionnais religieusement tous leurs disques et avais chaque album et single en vinyles !

Décris-nous ta dernière fête…
Nous avons mixé pour le lancement du magazine anglais Radical People de Reba Mayburys, au Vogue Fabrics de Londres. Le magazine contient des interviews d’icônes londoniennes comme Jeffrey Hinton, Lana Palay et Princesse Julia, que j’adore. La fête a été fantastique et tout le monde était un peu hystérique.

Comment es-tu devenu mannequin pour Saint Laurent ou pour la campagne Lanvin ?
J’ai été casté pour le show Saint Laurent de la dernière saison, et j’y ai donc rencontré Hedi Slimane. On nous a ensuite, avec Andy, demandé de faire la campagne Lanvin puisque j’avais déjà travaillé avec Tim Walker l’été d’avant. Tant Hedi que Tim, m’ont fait me sentir extrêmement à l’aise, même quand nous étions entourés d’une équipe géante. Ils avaient tous les deux une énergie fantastique.

Dis-moi tout de votre duo musical DiscoSmack
J’ai rencontré Andy Bradin par notre amie Angel Rose à Londres en 2012. Il venait de quitter Paris et nous sommes devenus assez rapidement amis, nous liant grâce à notre amour mutuel pour Bette Midler et Amanda Lear. Nous avons alors commencé à passer des disques dans les clubs d’East End, comme au Dalston Superstore et au East Bloc. Là, nous y avons rencontré la directrice mode Katy England (styliste pour Dazed & confused ou Alexander Mc Queen notamment) et la fabuleuse Fran Cutler qui nous a aidé dans notre parcours musical.

Comment gères-tu le fait d’être un garçon si original dans un monde si dur ?
Plus vous investissez dans la vie, plus vous en recevez en retour. Et n’ayez surtout pas peur d’être vous-même. Je ne vois pas le monde comme un endroit hostile.

Quels sont vos prochains projets ? Des rêves pour l’avenir ?
Nous serons cet été, un peu partout en Europe pour quelques festivals. Nous travaillons aussi sur une collaboration musicale avec Mark Moore (le producteur du Hit dance S-Express en 1988) et quelques projets vidéo.

Enfin, que boycottes-tu ? L’ennui …

www.facebook.com/DiscoSmack